Dravt NBA 2025 – Le numéro 1 ne sera pas Français, mais la draft sera quand même très bleue

Dravt NBA 2025 – Le numéro 1 ne sera pas Français, mais la draft sera quand même très bleue


Cette fois, la France ne va pas décrocher la timbale. Après Victor Wembanyama et Zaccharie Risacher, il n’y aura pas un troisième numéro 1 tricolore de rang pour cette Draft NBA 2025. Sauf tremblement de terre, c’est le jeune talent américain Cooper Flagg (18 ans), qui sera sélectionné en premier par les Dallas Mavericks dans la nuit à mercredi à jeudi. Mais ce ne sera pas une année sans pour la France. Cette draft sera même encore l’occasion pour le basket tricolore de placer plusieurs talents en NBA.

L’intérêt des franchises NBA pour le basket français ne se dément pas. Cette draft ne sera certes pas à la hauteur des dernières, avec la comète Wemby puis ce trio improbable de 2024 (Risacher numéro 1, Alex Sarr 2e et Tidjane Salaün 6e). Mais certains jeunes Tricolores sont quand même encore très attendus pour cette cuvée 2025. En fonction des différents sites experts sur le sujet, les prédictions annoncent cinq Bleus au premier tour, avec Nolan Traoré, Noa Essengue, Joan Beringer, Maxime Raynaud ou encore Noah Penda.

Traoré, la hype puis la chute

Nolan Traoré a longtemps été pressenti pour être celui qui allait guider cette génération tricolore durant cette Draft 2025. Longtemps attendu dans le top 5, le meneur de Saint-Quentin a cependant vu sa cote chuter au fil des mois après une année en Pro A solide pour un joueur de son âge mais moins détonante que ses premiers pas dans l’élite en 2024 (11.6 pts, 5.1 rbds en 2024-25). Dans les dernières “mock draft”, l’ancien prodige de l’INSEP est annoncé autour de la 20e place, loin de la hype 2024. Et celui qui a le plus la cote désormais chez les Bleus, c’est Noa Essengue.

Nolan Traoré, meneur de Saint-Quentin, ici en Betclic Elite contre l’ASVEL le 16 mai 2024

Crédit: Imago

Essengue, la pépite qui monte

S’il est peut-être moins réputé pour le public français que Traoré, c’est pour une raison évidente : Noa Essengue a quitté la France dès son plus jeune âge pour l’Allemagne. Après une saison impressionnante avec le Centre Fédéral en N1 à 16 ans (8.5 pts, 3.4 rbds), le natif d’Orléans a opté en 2023 pour le club d’Ulm, réputé en Europe pour être une pouponnière de talents avec son Orange Academy. L’Orléanais ne peut que se féliciter de son choix, qui l’a mis en pleine lumière. Cette saison et après un exercice 2023-24 où il a pris la température, il a explosé. L’intérieur de 2m06 a terminé avec 9.7 points, 4.5 rebonds en 22 minutes de moyenne en Bundesliga et avec 12.4 points, 5.3 rebonds en 24 minutes en EuroCup.

Du haut de ses 18 ans, Essengue a ainsi joué un vrai rôle avec Ulm, qui dispute actuellement la finale du championnat allemand contre le Bayern Munich. Ses qualités athlétiques, sa jeunesse, sa polyvalence défensive ou encore sa mobilité remarquable pour sa taille ont fait de l’ailier-fort l’un des prospects internationaux les plus côtés de cette draft. Au point que certains comme le Bleacher Report et ESPN le voient être appelé dans le Top 10. 

Débuts en 2021 et drafté en 2025 : l’incroyable trajectoire Beringer

Au Barclays Center à Brooklyn ce mercredi, Joan Beringer n’entendra pas son nom très longtemps après celui de Noa Essengue. Et c’est assez dingue d’y penser. Car l’Alsacien a un parcours lunaire. Alors qu’il n’a pris sa première licence de basket qu’en septembre 2021 soit à 14 ans, le pivot de plus de 2m10 (2m13 avec chaussures selon les dernières mesures prises aux Etats-Unis) va être drafté quatre ans plus tard en NBA. Passé par Strasbourg, Beringer a choisi de rejoindre la Slovénie et le Cedevita Olimpija en 2024 pour travailler sous les ordres du fameux coach, Zvezdan Mitrovic. Et cette année, il a tapé dans l’œil des observateurs en Ligue adriatique et à l’Eurocup.

Si ses stats ne sont pas ronflantes (4.9 pts, 4.1 rbds, 1.5 contre), son potentiel et sa capacité à protéger le cercle avec son envergure folle intriguent de nombreuses franchises. Même s’il reste encore beaucoup de travail avec lui et qu’il faudra se montrer patient pour poursuivre le “polissage” de ce diamant, le “meilleur contreur de la draft” selon ESPN est ainsi pressenti entre la 14e et la 22e place selon les dernières estimations. Dans tous les cas, son histoire est déjà folle.

Raynaud et Penda, affaires à suivre

Longtemps évoqués pour être retenus au deuxième tour, Maxime Raynaud et Noah Penda sont eux désormais annoncés en fin de premier tour. Epatant avec Le Mans cette saison (10.5 points, 5.3 rebonds et 2.8 passes), Penda a été élu meilleur jeune de la saison en BetClic Elite – un an après l’avoir déjà été en Pro B -. Le puissant ailier de 20 ans (1m99), jamais avare en efforts et excellent défenseur, a le profil pour séduire les franchises en fin de deuxième tour. 

Ancien coéquipier en Espoirs à Nanterre de Victor Wembanyama avec qu’il a fait le buzz lors de séances d’entraînement, Maxime Raynaud compte lui surfer sur sa dernière saison d’exception avec Stanford en NCAA (20,2 pts, 10,5 rbds de moyenne par match). S’il doit encore passer un cap en défense pour être une vraie menace avec sa taille alors que certains se demandent s’il ne va pas être en difficulté en NBA dans ce domaine, le pivot de 2m15, qui rêvait à une époque de NASA lors de son entrée dans la prestigieuse université US, plait pour son aptitude à écarter les défenses adverses.

Sa sortie réussie au NBA Draft Combine (20 pts) pousse à penser qu’il aura l’honneur d’être retenu dès mercredi au Barclays Center à Brooklyn avant la fin du premier tour. De quoi se dire que cette draft sera encore bleu, blanc et rouge. Même si tous ces talents made in France ne seront pas appelés en tout premier comme en 2023 et 2024. Ce qui leur permettra aussi de poursuivre leur ascension avec un peu de moins de pression.



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